Précision. La lettre d’interpellation ci-dessous a été envoyée au Conseil de sécurité ce 13 Décembre 2018, avec l’espoir qu’il en soit tenu compte lors du débat sur le renouvellement du mandat de la MINUSCA qui s’ouvrira dans deux jours, le 15 Décembre, devant cet organe de l’ONU.

CITOYENS DEBOUT ET SOLIDAIRES – CENTRAFRIQUE (CDS-CA)

À l’attention de
Monsieur le Président en exercice du Conseil de Sécurité des Nations Unies
New York
USA

Le 12 Décembre 2018

Objet : Interpellation citoyenne sur la protection des populations civiles en République Centrafricaine

Monsieur le Président,

Prière communiquer aux membres du Conseil de Sécurité la présente interpellation concernant la protection de la population civile en République Centrafricaine contre les attaques et exactions des groupes armés.

Mesdames et Messieurs les Éminents Représentants des États membres du Conseil de Sécurité,

Vous n’êtes pas sans savoir que les attaques des groupes armés contre la population civile se sont multipliées ces derniers mois sur le territoire de la République Centrafricaine, notamment à Batangafo, à Alindao, à Bambari, à Kongbo, à Gbambia, à Koui, pour ne citer que ces villes.

Le scénario est à chaque fois sensiblement le même. Le groupe armé annonce ses objectifs plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance, ou effectue des préparatifs militaires de renforcement de ses capacités sur la zone qu’il envisage d’attaquer, dont par exemple l’acheminement de renforts à travers le pays, et ceci sans qu’aucune mesure de dissuasion ne soit prise par la MINUSCA (par ex. mesures d’alerte précoce, patrouilles rapprochées autour des sites etc.). Le jour choisi par le groupe armé, l’attaque est menée, avec pour cible principale un site de personnes déplacées, généralement installé par et auprès des missions catholiques ou évangéliques, et dont on sait qu’il héberge des populations chassées de leurs domiciles et de leurs terres par des attaques précédentes, populations civiles démunies de tout et en situation de précarité absolue ; des attaques qui, à chaque fois, sont d’une violence et d’une bestialité sans pareil : sites brûlés et pillés, personnes de tous âges abattues, égorgées ou brûlées vives, des rescapés traumatisés errant dans les brousses et forêts, exposés aux dangers que peut représenter la nature pour des individus déjà particulièrement vulnérables. Au moment de ces attaques, les contingents de la MINUSCA sur place restent cantonnés à leurs bases sans intervenir, l’argument invoqué étant que le contingent n’est pas attaqué en tant que tel.

Nous constatons qu’il n’est dit nulle part dans la Convention d’engagement que le contingent n’intervient que dans les cas où il est attaqué. Dans certains cas comme celui d’Alindao où l’attaque était le fait de l’UPC commandé par Ali Darassa, le contingent de la MINUSCA, ici le contingent mauritanien, n’intervient que pour faire cesser les attaques des Anti-Balakas (autodéfense autochtone) menées en représailles. À cela s’ajoute le fait que les Forces armées centrafricaines (FACA), dépourvues, selon le gouvernement, de tout moyen de riposte militaire du fait de l’embargo pesant sur le pays, n’ont pas été déployées là où se profilait une menace sur la population civile et, partant, ne sont pas intervenues pour faire cesser les attaques.

Le bilan des attaques de ces dernières semaines est ainsi estimé à plusieurs centaines de personnes tuées, à des dizaines de milliers de personnes déplacées, et à plus d’une dizaine de sites et de villages pillés et rasés, le plus souvent par le feu.

En avril 2014, la Résolution 2149 (2014), portant initialement création de la MINUSCA, fut saluée de toutes parts comme une mesure salvatrice au drame humanitaire et sécuritaire qui se déroulait alors depuis un (1) an en République Centrafricaine. Cette Résolution proclamait, à travers la décision des représentants des Etats membres que vous êtes, une volonté de la communauté internationale d’enrayer une spirale de violence et de venir au secours de populations alors menacées de « génocide ».

Mi-avril 2014, nous comptions nos morts par centaines, les victimes du conflit par milliers, 169 806 Centrafricains réfugiés hors du territoire et 628 500 déplacés internes étaient enregistrés.

Aujourd’hui, nous continuons de compter nos morts par centaines, les victimes par millions, 574 638 Centrafricains réfugiés hors du territoire et 642 842 déplacés internes sont enregistrés.

Si les morts ne parlent pas, les chiffres, eux, le font. Ce qu’ils disent, et que nous soulignons, c’est que, bien que les représentants de la MINUSCA se félicitent régulièrement de leurs actions, jusqu’à ce jour, dans l’ensemble, la présence de cette force n’a nullement contribué à une amélioration de la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Et nous – Citoyens Debout et Solidaires-Centrafrique – parlons aujourd’hui également pour ceux d’entre nous qui sont morts et ceux qui sont encore vivants.

Le contexte et le bilan ci-dessus rappelés (sans oublier les autres villes rasées ailleurs dans le pays dans la même passivité), outre qu’ils révoltent la conscience, amènent légitimement à douter que la réelle volonté de la Communauté internationale soit d’aider la République Centrafricaine à sortir de la crise actuelle, que l’objectif de l’action des forces internationales en Centrafrique réunies dans le cadre de la MINUSCA soit véritablement de protéger (la protection est active et non acte passif) les populations civiles, et que l’action visant à faire cesser les violences soit véritablement impartiale à l’égard de tous les groupes armés.

La bienveillance d’une aide ne se proclame pas, elle se démontre par des choix, par des actes et à travers des résultats tangibles qui en fournissent l’évidence. L’aide véritablement bienveillante ne saurait se résumer à des choix conscients de transposer les foyers de violence et de menace des populations d’une localité ou région de Centrafrique à une autre, à des choix délibérés d’abandonner des millions de Centrafricains telle une monnaie d’échange à la merci des groupes armés dans un conflit d’intérêt, à des choix qui, somme toute, en dépit des montants colossaux investis par vos Etats, réduisent l’aide à une mesure d’intervention internationale purement cosmétique et, in fine, immorale.

Le Conseil de Sécurité, responsable des mesures de maintien de la paix et de la sécurité internationale en République Centrafricaine ne saurait, face une telle situation catastrophique, rester inerte, sauf à assumer la lourde responsabilité de voir les populations décider de prendre en charge elles-mêmes leur protection, compromettant par là même le rétablissement de l’autorité de l’État, et sauf à vouloir aboutir à une guerre civile généralisée qui embrase la sous-région. De fait, la nécessité et la légitimité que l’on a reconnues en 2013-2014 à la protection d’une communauté menacée dans sa vie et dans ses biens dans la capitale Bangui vaut aujourd’hui, en l’absence totale de capacité de protection par l’Etat centrafricain, pour la quasi-totalité de la population sur l’ensemble du territoire.

C’est pourquoi, nous, citoyens centrafricains réunis dans la plateforme dénommée « Citoyens Debout et Solidaires – Centrafrique (CDS-CA) », appelons par la présente le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations-Unies à prendre de manière urgente et déterminée les mesures qui s’imposent pour que les Résolutions qu’il prend soient véritablement suivies d’effet sur le terrain, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles.

C’est dans cet esprit que nous, citoyens centrafricains réunis dans la plateforme dénommée « Citoyens Debout et Solidaires – Centrafrique (CDS-CA) », recommandons au Conseil les mesures suivantes, sans préjudice d’autres mesures qu’il jugerait utile de prendre ou d’actions qu’il estimerait nécessaire d’entreprendre :

  • Clarifier, dans la Résolution renouvelant la MINUSCA, le mandat de celle-ci s’agissant de la protection civile. Le mandat actuel, issu de la Résolution 2387 (2017), est énoncé de la manière suivante : « prendre des mesures actives (…) pour anticiper, écarter et répondre efficacement à toute menace grave ou crédible à l’encontre de la population civile et, à cet égard, améliorer les systèmes d’alerte précoce, tout en maintenant un déploiement préventif et une présence mobile, flexible et robuste, et en organisant des patrouilles actives, en particulier dans les zones à risque ». Bien que ces termes paraissent clairs, les circonstances des attaques rappelées plus haut rendent nécessaires qu’ils soient précisés et, sans doute, qu’ils soient plus détaillés. Car nous constatons que la Convention d’engagement n’a pas été exécutée dans tous les cas évoqués. Nous recommandons, en particulier, que soit inscrites dans le mandat l’action de cantonnement et de désarmement des groupes qui menacent et/ou attaquent la population civile, ainsi que celle d’évacuation des civils des zones rurales notoirement menacées et ciblées.
  • Que soit mentionnée dans la Résolution elle-même l’obligation d’appliquer les mêmes règles d’engagement sur le terrain quel que soit le contingent national considéré ;
  • Que les règles pratiques d’engagement de la MINUSCA mettant en œuvre le mandat fixé par le Conseil de Sécurité soient élaborées par le Conseil lui-même ou validées par lui, qu’elles soient en stricte adéquation avec le mandat figurant dans la Résolution, et que l’application de ces règles d’engagement soit régulièrement contrôlée par le Conseil ;
  • Qu’en cas de manquement aux règles d’engagement ainsi établies, des mesures rigoureuses soient prises à l’égard du contingent concerné, allant jusqu’à son retrait de la MINUSCA et de la République Centrafricaine ;
  • Que le Conseil de sécurité informe le peuple Centrafricain sur les raisons pour lesquelles : 1) l’embargo sur les armes en République Centrafricaine n’est pas levé à ce jour ; 2) le Conseil a opposé un refus à la livraison du reliquat des armes promises par la Russie et à une livraison d’armes par la Chine ; 3) les groupes armés continuent à acquérir des armes librement. Et que, dans le cadre de cette information, le Conseil de Sécurité rende publique les données relatives aux demandes de levée de l’embargo soumises par le Gouvernement centrafricain ou par d’autres pays ;
  • Que l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine soit levé immédiatement en prenant les mesures appropriées pour que les armes livrées soient exclusivement et rigoureusement, sous traçabilité, destinées aux FACAS, à la protection du territoire et à la protection des populations.

Telles sont, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Éminents Représentants des États membres du Conseil de Sécurité, les informations, les appréciations et les demandes que nous, citoyens Centrafricains réunis sur la plateforme dénommée « Citoyens Debout et Solidaires – Centrafrique (CDS-CA) », croyons devoir porter à votre attention, pour décisions urgentes à prendre.

Dans l’attente de ces décisions et de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Éminents Représentants, en l’assurance de notre très haute considération.

Pour le collectif « Citoyens Debout et Solidaires – Centrafrique (CDS-CA) »

Le Président de CDS-CA
Jean-François AKANDJI-KOMBE
cdsca236@gmail.com 

MOBILISATION GÉNÉRALE

CENTRAFRIQUE 

CITOYENS DEBOUT ET SOLIDAIRES

Il existe sur notre planète commune, une terre, écrin de nature généreuse, mais que des hommes ont décidé de transformer en enfer depuis bientôt 4 ans.

Il existe sur notre planète une terre sur laquelle des hommes abattent sur d’autres hommes, chaque jour, volontairement, et sans rien craindre, la désolation et le malheur depuis près de quatre ans.

Une terre où on pourchasse, on violente, on viole, on fusille, on égorge, on décapite, on étripe, on éviscère, on brule d’autres êtres humains, tous les jours et aujourd’hui encore, sur toute l’étendue des 623.000km2 que représente cette terre, dans des villes et villages qui ont pour nom Kaga-Bandoro, Bambari, Alindao, Mobaye, Bangassou, Obo, Rafaï, Zémio, Ippy, Bria, Niem-Yéléwa, Ndélé, Paoua, Bocaranga, Koui, Ndomété, Kouango, Tagbalé, et j’en passe ; dans des régions, toutes les Régions, du Mbomou au Haut Mbomou, de la Vakaga au Bamingui Bangoran, de la Basse-Kotto à la Haute-Kotto, de la Ouaka à la Kémo, du Bamingui Bangoran à la Nana Grébizi, de l’Ouham à l’Ouham-Pendé, de la Nana Mambéré à la Mambéré Kadéi, de l’Ombela Mpoko à la Sangha Mbaéré en passant par la Lobaye.

Il existe sur notre planète une terre où la vie ordinaire n’est pas d’aller à l’école, de jouer aux jeux d’enfants, d’aller aux champs, aux pâturages, au bureau, à l’usine, de vaquer à toute autre occupation qui épanouit et nourrit dignement ;

Une terre où la vie ordinaire est plutôt la peur, la fuite permanente et l’exil ; une terre qui ressemble à un vaste champ de réfugiés et personnes déplacées, allant de brousse en forêt, vivant au milieu des bêtes sauvages, à longueur de semaines, à longueur d’années.

Bref, il existe sur cette planète une terre où l’humanité est bafouée absolument, où des êtres humains sont, chaque jour, moins bien traités que des bêtes.

Cette terre meurtrie, imbibée de sang et de souffrances, cette terre nichée au cœur de l’Afrique, je l’ai en partage avec 5 millions d’êtres humains. Elle se nomme République centrafricaine.

Elle a besoin de chacun de vous, de chacun de nous tous, nous tous ses filles et ses fils, de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud, nous tous, citoyens du monde, pour qui l’atteinte à la vie et la dignité de chaque être humain est une atteinte à notre commune humanité.

Voilà pourquoi, moi, Jean-François Akandji-Kombé, enfant de la Basse-Kotto, d’Alindao à Mobaye et Kémbé en passant par PAVICA, Gboula Akandji, Bokoula, Kongbo, Langadi, Zangba et Dimbi, enfant de Centrafrique par conséquent, et citoyen d’un monde que je refuse de laisser aux prédateurs ; c’est pourquoi donc j’ai décidé de prendre la parole aujourd’hui.

Prendre la parole pour lancer un appel général, pour lancer un appel à la mobilisation générale : aidons nous et aidez nous à rester debout !

Appel d’abord aux enfants de la Basse-Kotto où qu’ils se trouvent, appel ensuite à tous les Centrafricains, appel enfin aux femmes et aux hommes de bonne volonté de par le monde.

Je le répète, aidons-nous et aidez nous à rester debout !

D’ores et déjà, quelques natifs de la Basse-Kotto, dont Pierre-Claver Ngoileye, Laurent Gandola, Joseph Ndéma, Kévin Azouima, Léon Wangago, et moi-même, nous avons décidé de constituer une plate-forme d’action concrète et immédiate pour venir au secours de nos concitoyens de cette Région, aujourd’hui particulièrement éprouvée. Une réunion prévue pour ce samedi 13 mai, en Région parisienne, permettra certainement d’élargir le cercle.

Pourvoir à l’essentiel : sel, sucre, pétrole, café, lait, un peu de nourriture, des habits décents, de quoi soigner les affections les plus fréquentes, etc. Voilà les priorités. Apporter aussi, sur le terrain, un réconfort aux survivants.

Pour cela, un fonds est ouvert, que nous vous invitons à alimenter à la mesure de vos moyens. Vos contributions en nature, de toute nature, seront aussi les bienvenues, mais leur acheminement nécessiteune organisation préalable.

Dans les jours qui viennent, sur place à Bangui, je prendrai contact pour la plateforme avec les autorités religieuses pour étudier ensemble les moyens d’acheminement vers les populations du produit de votre générosité et de votre engagement.

Dans la foulée, nous organiserons à Bangui une réunion des natifs de la Basse Kotto afin de fédérer les énergies

Outre cela, la plateforme a décidé d’entamer, à travers l’Afrique et le monde une campagne de plaidoyer pour les populations et pour les Victimes.

Pour la suite, parce qu’il y aura bien une suite, c’est avec les populations elles-mêmes que nous entendons définir les priorités, qui iront de l’aide d’urgence à la réorganisation citoyenne, en passant par la prise en charge des besoins essentiels en matière de santé, d’éducation, de culture, en matière d’activités rémunératrices, mais aussi en matière de justice et de réparation.

Mais il me faut vous le dire, chers compatriotes de la Basse-Kotto, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes composantes d’un pays et d’une Nation qui s’appelle la République centrafricaine. D’autres populations d’autres Régions avant nous, et d’autres en même temps que nous subissent notre sort.

C’est ensemble que nous devons sortir de cet enfer. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons réussir.

C’est pourquoi, je lance, au nom de la plateforme, un appel à tous les centrafricains, pour que nous nous organisions, entre citoyens, Régions par Régions, mais au sein d’une organisation commune, dont il nous appartiendra de définir les contours. Autant de groupes d’action concrète et immédiate que de Régions en Centrafrique ; unis dans la solidarité du malheur, mais pour mieux construire ensemble des lendemains de bonheur pour nos enfants et pour nous mêmes.

A vous, maintenant, mes sœurs et frères en humanité, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et de l’Océanie. Nous avons besoin de votre soutien, de vos énergies positives, non pas en tant que membres d’un parti, d’un gouvernement, d’une institution. Nous avons besoin de vous comme citoyens du monde, convaincus de notre interdépendance, et déterminés à œuvrer à un monde meilleur.

Nous réussirons, ensemble ! Le Centrafrique vivra, la République se relèvera !

Jean-François Akandji-Kombé

2017 – Un rapport des Nations-Unies qui documente les violations graves des droits de l’homme et du droit humanitaire EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE…

 » Le mapping des violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire est présenté dans les chapitres I à IV de la Première partie. Il contient la description de 620 incidents survenus sur le territoire de la République centrafricaine entre janvier 2003 et décembre 2015. Il s’efforce de couvrir l’ensemble du territoire. Il est présenté par ordre chronologique et est divisé en quatre périodes successives : du 1er janvier 2003 au 8 mai 2005; du 9 mai 2005 au 20 décembre 2008; du 21 décembre 2008 au 23 mars 2013; et du 24 mars 2013 au 31 décembre 2015. Le chapitre V propose une analyse des violences sexuelles liées au conflit et basées sur le genre commises en République centrafricaine pendant ces périodes. L’analyse se base sur les cas documentés dans les quatre premiers chapitres du rapport ainsi que sur des rapports plus généraux. Le chapitre VI énonce le cadre juridique applicable à la République centrafricaine, tandis que le chapitre VII fournit une analyse juridique d’une sélection d’incidents documentés dans les chapitres I à IV. »…

TÉLÉCHARGER LE RAPPORT AU FORMAT PDF : http://www.ohchr.org/Documents/Countries/CF/Mapping2003-2015/2017CAR_Mapping_Report_FR.pdf#page299

VIDÉO

 

 

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